La Course ou la ville d'Eve CHARRIN


Les chauffeurs-livreurs sont, aux yeux des citadins, des gêneurs : ils génèrent des embouteillages, ils polluent… Pourtant, sans eux pas d'approvisionnement des villes !
290.000 personnes exercent ce métier, soit en tournées urbaines, porte-à-porte, soit périurbaines, sur de plus longues distances. Pour mieux comprendre cette profession mal-aimée, Eve Charrin a voulu leur faire raconter leur tournées sous tension. Ils doivent concilier le stress des automobilistes et les exigences du client, l’impatience des consommateurs et l’aspiration à la tranquillité des riverains. Cependant la plupart des chauffeurs déclarent aimer ce qu’ils font. Les chauffeurs livreurs apprécient de ne pas « avoir la pression d’un patron sur le dos ». Ils se sentent libres, surtout ceux qui livrent sur longues distances, comme Mohammed ; avec trente ans de métier, à bord de son 40 tonnes c’est « l’aristocratie des transports ! »
Sami, lui, fait de chaque liste de livraison un défi, une course contre le temps, à huit clients de l’heure malgré les embouteillages !
Néanmoins leur liberté se réduit aujourd’hui ; à flux tendu, les cadences deviennent infernales et la surveillance à distance pesante : logiciel d’optimisation du plan de tournée, suivi GPS… et surtout faire attention de ne pas perdre trop de points sur leur permis de conduire.
Mais la plus grande menace, ce sont les entreprises qui ont recours de plus en plus à des chauffeurs venus d’Europe de l’Est et à des sous-traitants, plus flexibles. La solidarité entre chauffeurs-livreurs laisse place aux conflits et les liens sociaux avec les clients se distendent pour ne laisser place qu'à une routine chronométrée et à une solitude accrue.

Vous pourrez trouver ce livre à la bibliothèque Elsa Triolet sous la cote 305.5.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
MERCI PATRON

Dans la région Nord, ravagée par le chômage, on rencontre beaucoup d’anciens salariés des entreprises filiales de LVMH, qui a licencié près de 15?000 personnes au gré des fermetures et des délocalisations. LVMH, c'est le premier groupe de luxe au monde et son PDG, Bernard Arnault, l’homme le plus riche de France.
Jocelyne et Serge Klur fabriquaient des costumes Kenzo à Poix-du-Nord, près de Valenciennes. Mais leur usine délocalisée en Pologne, ils se sont retrouvés au chômage, criblés de dettes. Il vivent avec 4 euros par jour… et risquent maintenant de perdre leur maison. Le journaliste François Ruffin propose alors aux Klur, avec le soutien de l’ancienne déléguée CGT, une stratégie rocambolesque qui a pour but, au moins pour le couple, de rétablir un peu de justice sociale.
Entre Michael Moore et Coluche, François Ruffin s’amuse, mais fait passer un message de solidarité en action, dont ce film au budget bouclé grâce au financement de centaines de souscripteurs est un parfait exemple.
Dans une France triste, voici une farce version lutte des classes menée par des ouvriers qui redonne de la joie, de la fierté, et de l’espoir.


Point sur la fabrication des costumes KENZO : délocalisée vers la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie et la Tunisie. Des costumes vendus entre 700 et 1 000 € en magasin. « On ne peut pas rivaliser avec un costume fabriqué à 30 € en Bulgarie ou en Chine »
Source RMC

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
L intervention de l intersyndicale au conseil municipal .....

 

 

9 mars 2016 un rendez-vous de mobilisation

 

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